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Les jardiniers au chevet de la pollution des sols

2015-02-18 Les jardiniers au chevet de la pollution des sols

L’Institut vient de lancer une étude du transfert des polluants métalliques et organiques du sol vers les végétaux cultivés. Pour cela, des jardiniers du territoire, soit réunis au sein de structures associatives soit inscrits à l’Observatoire Ecocitoyen de l’Environnement, vont pendant 8 semaines faire pousser des plants de Batavia qui seront ensuite analysés.

Objectif : éclairer la qualité des sols et des végétaux issus de jardins et potagers urbains. afin d'évaluer les avantages ou les risques sanitaires potentiels qu'induisent les jardins potagers au sein de zones urbanisées et industrialisées.

L’étude lancée par l’Institut vise, dans cette première phase, à faire pousser dans les mêmes conditions de culture et dans les 6 villes de Ouest Provence, des plants de Batavia. Dans 8 Semaines, ces plants seront récoltés et des échantillons de sol et d’eau d’arrosage seront également prélevés sur tous les sites de culture.

Analyses

Les feuilles de salade, les échantillons de sols et d’eaux d’arrosage seront analysés séparément afin de déterminer la teneur de chacun d’entre eux en Eléments Traces Métalliques et Métalloïdes (ETMM), en éléments majeurs et en polluants organiques (HAP, dioxines). Ainsi, L’Institut pourra déterminer quelle part des polluants présents dans les feuilles de batavia provient des sols, de l’eau et le cas échéant quelle quantité de ces polluants a contaminé la plante par voie aérienne (via la pollution atmosphérique).

Objectifs

Les résultats, qui ne sauront pas connu avant plusieurs mois, permettront d’évaluer la qualité des sols cultivés et des végétaux produits, l'exposition des jardins associatifs et/ou particuliers aux polluants métalliques ou organiques, de déterminer un éventuel risque sanitaire lors de la consommation des végétaux cultivés et enfin de déterminer les éventuelles sources de pollutions.

Une 2ème phase

A l’hiver et au printemps/été 2015, l’étude entrera dans une seconde phase, qui se tiendra cette fois-ci une seule structure associative. Ce second volet aura pour but d’identifier la capacité de bioaccumulation des végétaux pour les différents types de polluants et en fonction du type de végétal (légumes feuilles, racines, tiges ou fruits). Il permettra également de déterminer la part des voies d'absorp