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Observations post rejet accidentel


Lors des sorties réalisées depuis 7 jours après l'accident survenu à Kem-One Lavéra, des algues mortes rejetées en quantité sur le rivage, conséquence de la pollution au chlorure ferrique qui a pu être accentuée par la hausse des températures. Egalement, une faune sous-marine peu abondante, mais là, difficile d'établir à ce stade un lien avec la pollution ou d'autres facteurs extérieurs. Les flaques irisées laissées sur le littoral témoignent d'une eau fortement affectée par la pollution. Des prélèvements d'oursins et de sédiments ont été réalisés, et la poursuite des observations est prévue pour septembre.


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L'institut

L'Institut écocitoyen est une association dont les missions principales sont l'acquisition de connaissances scientifiques autour des questions sanitaires et environnementales, la transmission de ces savoirs et l’organisation d’actions de surveillance et de protection de l’environnement. Pour la première fois, citoyens, élus, industriels et scientifiques collaborent à un projet commun à l'échelle d'un territoire.

Étude des émissions en molybdène du site industriel Lyondell Chimie France

Dans le cadre des objectifs de réduction de ses émissions en particules, Lyondell Chimie France (LCF) à Fos-sur-Mer s'intéresse, en particulier, aux émissions atmosphériques de ses chaudières utilisées pour la production de vapeur en interne. Celles-ci sont alimentées par différents types de combustibles : du gaz naturel (GN), du « waste gaz » (WG), et les fuel A et B. Ces deux derniers sont des résidus issus de certains procédés de production du site, éliminés dans une démarche de valorisation énergétique des déchets. Les chaudières constituent la principale source d'émissions de particules et de COV du site.
Le fuel B résulte de la préparation de catalyseur à base de molybdène (Mo) et entraîne l'émission de ce métal dans l'environnement, provoquant ainsi la formation de particules émises par le site. De plus, le Mo présente des propriétés CMR (substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) de catégorie 2 pour sa forme oxydée MoO3 (trioxyde de molybdène), car il est suspecté d'être cancérogène pour l'homme (confirmé chez l'animal). Il provoque, par ailleurs, une sévère irritation des yeux et potentiellement des voies respiratoires.
Des dépassements enregistrés en 2009 par LCF conduisent, ainsi, l'industriel à étudier plus précisément ces rejets afin d'envisager des solutions permettant de réduire ses émissions de Mo et de particules en général. (extrait du contexte des rapports d’études). L'étude s'est déroulée en 2 étapes :