Les sols des jardins à la loupe

Les sols des jardins à la loupe

Au début du mois de mars, l'IECP lancera une étude aux jardins du Poti-Rhône à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Objectif : tester différentes plantes afin de mesurer leur capacité à dégrader les hydrocarbures présents dans le sol. La phytodégradation est aujourd’hui considérée comme un moyen efficace d'éliminer les polluants organiques du sol et de l'eau. Deux couverts végétaux seront donc plantés : d’une part, de la luzerne (Medicago sativa) et, d’autre part, une association de plantes fourragères : Ray-grass d’Italie (Lolium multiflorum), Trèfle violet (Trifolium pratense) et Fétuque élevée (Festuca arundinacea). Après 10 semaines de culture, les végétaux seront récoltés et des analyses en hydrocarbures et en métaux seront réalisées tout comme sur les sols, l'eau d'arrosage et l'eau du Rhône tout proche. Des jauges Owen seront en outre disposées afin de connaître les retombées atmosphériques.

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Fossea : les campagnes de prélèvement se poursuivent

Fossea : les campagnes de prélèvement se poursuivent

L'étude Fossea bat son plein, même si les résultats ne seront connus qu'à l'issue des 3 années de recherches. La seconde campagne a eu lieu mi octobre, par mistral soutenu. De l'eau a été échantillonnée en plusieurs points du Golfe et des darses, accompagnant les capteurs passifs. Des congres, moules et oursins ont été prélevés, nécessitant une douzaine de sorties en mer et une semaine de tri en laboratoire. Premier constat, les oursins et les moules semblent être plus grands à l'ouest du golfe ! L'objectif est d'y mesurer l'accumulation des sous-produits de chloration, tout comme dans les muscles et les foies des congres. Un stagiaire de Master 2 sera mobilisé pendant 6 mois sur ce sujet. Les oursins font aussi l'objet d'expériences d'écotoxicologie. Prochaine campagne dans les premiers jours de février, dès que la météo le permettra…

Devenez volontaire!

Devenez volontaire!

Un projet de suivi citoyen de la nappe phréatique de Crau est né d'un partenariat entre l'Institut et le Syndicat Mixte de Gestion de la Nappe phréatique. L'Observatoire Citoyen de l'Environnement, qui permet aux volontaires de participer à de nombreuses études scientifiques (pollution atmosphérique, sols, biodiversité sous-marine...) se met donc au service de la nappe afin de mieux suivre l’évolution spatiale des niveaux d’eau pour mieux gérer la ressource. Un appel à volontaires est d'ores et déjà lancé. Afin de présenter ce projet unique, et les autres études conduites au sein de l'Observatoire, une réunion publique aura lieu Le Mardi 28 Novembre à 18h30 – Salle des Mariages à Miramas. En présence des chercheurs et ingénieurs de l'IECP et du SYMCRAU, cette présentation permettra à toutes et tous de tout savoir sur l'étude qui sera conduite, sur les modalités de participation et bien sûr sur les questions scientifiques.Apprenez, participez, agissez ! Devenez volontaire pour l'observation citoyenne de l'environnement !

Toutes les actus

Nos études

Cette étude vise à évaluer, à partir de mesures d'indicateurs biologiques dans le sang et les urines, si la population vivant à Fos-sur-Mer présente des niveaux d'imprégnation significativement différents aux polluants anthropiques par rapport à un groupe témoin, tout en tenant compte des facteurs de confusion potentiels.
Pour la première fois, les contaminations historiques du territoire vont être étudiées à travers la mesure des polluants métalliques stockés dans les cernes des arbres. L'approche dendrochimique va en effet être testée pour la première fois à Fos-sur-Mer, pour les pollutions atmosphériques grâce à un partenariat avec le laboratoire Chrono-Environnement de l'Université de Besançon.
Pour savoir comment se répartissent les polluants atmosphériques sur de vastes territoires et mesurer leurs effets sur le vivant, l'Institut réalise régulièrement des relevés de flore lichénique et des prélèvements de thalles de Xanthoria parietina. L'analyse de 17 métaux et métalloïdes, 16 HAP et les dioxines et furanes (PCDD/F) de la liste OMS, permet de mesurer la bioaccumulation des polluants.
Les territoires industriels sont marqués de façon spécifique par des épisodes intenses en particules ultrafines, sans que leur suivi soit imposé par la règlementation. Afin de mieux comprendre ce type de pollution, l'étude SULTTAN réalise la mesure de la taille et du nombre de PM1 pour obtenir une donnée représentative de la quantité de particules les plus dangereuses pour la santé.
Cette étude vise à évaluer les teneurs naturelles en Eléments Traces Métalliques et Métalloïdes (ETMM) et leur comportement dans le sol. Pour mener cette étude, 30 sites, représentatifs des 7 occupations de sols prédominantes dans la région, ont été échantillonnés. Des analyses en ETMM ont ét? réalisées dans tous les horizons de sol identifiés ainsi que des mesures des principaux paramétres physico-chimiques.