L'eau du Golfe de Fos à la loupe

L'eau du Golfe de Fos à la loupe

La campagne Fossea, soutenue par l'Agence Nationale de la Recherche, va, pendant 3 ans, permettre aux chercheurs de plusieurs laboratoires universitaires, à ceux de l'IECP et à des industriels partenaires, d’étudier les effets des rejets d'eaux chlorées dans le golfe. Analyses de l'air, de l'eau, des effets sur la faune et la flore marines, cette vaste étude devrait nous permettre de connaître avec précision les effets de ces rejets sur la vie marine, mais également de trouver des solutions pour réduire les impacts. La première campagne de prélèvements s'est déroulée au printemps. Elle a donné lieu à des prélèvements d’eaux (en mer et dans les darses), de composés organiques volatils (gaz), et de mesures d'ordre plus général (courantométrie, paramètres généraux : chlorophylle, salinité, température, oxygène dissous…). Tous les rejets étaient actifs. Des analyses de chlore, de sous-produits de chloration ou encore une mesure de l’abondance de plancton ont été réalisées. A priori (mais à confirmer par d'autres investigations), du bromoforme a été détecté dans l’ensemble du golfe. Pendant un mois également, des échantillonneurs passifs ont été posés sur des bouées et des balises. Ils permettront une mesure intégrée dans le temps. Télécharger la plaquette de l'étude

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L'ACSM en place à Fos

L'ACSM en place à Fos

3 années de mesure des particules ultrafines sur le territoire ont apporté la preuve que cet aérosol très fin, indétectable par la mesure réglementaire, constituait l'un des problèmes majeurs en matière de qualité de l'air. Peu connus, les pics importants et fréquents enregistrés par l'IECP, doivent aujourd'hui être mieux compris. C'est pour cela que l'IECP vient d'acquérir et de mettre en place à Fos-sur-Mer un spectromètre aérosol en continu (ACSM). Grâce à une technologie de pointe appliquée à l’analyse des grandes classes chimiques des particules, cet appareil va permettre aux chercheurs de connaître leur composition en temps réel. Un pas de plus vers la compréhension de l'origine de ces pollutions et, à terme, leur diminution.

Le froid tue des saupes à Port-Saint-Louis

Le froid tue des saupes à Port-Saint-Louis

Le 11 janvier, l'IECP a reçu des appels d'habitants de Port-Saint-Louis signalant de très nombreux poissons morts sur les rives du Canal Saint-Antoine. Il s'agissait exclusivement de saupes. Plusieurs paramètres de l'eau on été contrôlés : température, pH, salinité, oxygène dissout, azote et carbone organique totaux. La température de l'eau : entre 4 et 5 °C en surface, mais également en profondeur est en revanche surprenante. Il s’agit d'une température très basse pour la Méditerranée qui descend rarement en dessous de 10 °C. Les poissons étant des animaux à sang froid, ils doivent nécessairement pomper des calories dans l'eau, sous peine d'être dans l'incapacité de se nourrir ou de se déplacer. Les saupes prélevées sur les berges ont été disséquées :elles ne s'étaient pas nourries depuis au moins 48 h. La température d'eau idéale pour les saupes est de 22 °C, à 10 °C, les saupes ne disposent plus que d'1/4 de leurs fonctions vitales. Ainsi, dans une eau à 4 °C, elles n'en auraient plus que 0,1 %. C'est donc le froid qui a très probablement causé la mort des poissons. Tout risque de pollution anthropique de l'eau sur place est écarté. Si l'épisode de froid et de vent perdure, d'autres espèces pourraient être touchées dans les jours qui viennent.

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Nos études

Cette étude vise à évaluer, à partir de mesures d'indicateurs biologiques dans le sang et les urines, si la population vivant à Fos-sur-Mer présente des niveaux d'imprégnation significativement différents aux polluants anthropiques par rapport à un groupe témoin, tout en tenant compte des facteurs de confusion potentiels.
Pour la première fois, les contaminations historiques du territoire vont être étudiées à travers la mesure des polluants métalliques stockés dans les cernes des arbres. L'approche dendrochimique va en effet être testée pour la première fois à Fos-sur-Mer, pour les pollutions atmosphériques grâce à un partenariat avec le laboratoire Chrono-Environnement de l'Université de Besançon.
Pour savoir comment se répartissent les polluants atmosphériques sur de vastes territoires et mesurer leurs effets sur le vivant, l'Institut réalise régulièrement des relevés de flore lichénique et des prélèvements de thalles de Xanthoria parietina. L'analyse de 17 métaux et métalloïdes, 16 HAP et les dioxines et furanes (PCDD/F) de la liste OMS, permet de mesurer la bioaccumulation des polluants.
Les territoires industriels sont marqués de façon spécifique par des épisodes intenses en particules ultrafines, sans que leur suivi soit imposé par la règlementation. Afin de mieux comprendre ce type de pollution, l'étude SULTTAN réalise la mesure de la taille et du nombre de PM1 pour obtenir une donnée représentative de la quantité de particules les plus dangereuses pour la santé.
Cette étude vise à évaluer les teneurs naturelles en Eléments Traces Métalliques et Métalloïdes (ETMM) et leur comportement dans le sol. Pour mener cette étude, 30 sites, représentatifs des 7 occupations de sols prédominantes dans la région, ont été échantillonnés. Des analyses en ETMM ont ét? réalisées dans tous les horizons de sol identifiés ainsi que des mesures des principaux paramétres physico-chimiques.