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Etude d'imprégnation environnementale des populations de Fos-sur-Mer

Toxicité

Le benzène
Des niveaux élevés de benzène peuvent causer de la somnolence, des vertiges, une fréquence cardiaque rapide, des maux de tête, des tremblements, de la confusion et la perte de connaissance. L’effet principal du benzène, après une exposition à long terme, se manifeste dans le sang. Le benzène produit des effets nocifs pour la moelle osseuse et peut entraîner la diminution des globules rouges, ce qui aboutit à l’anémie. Il peut aussi provoquer des hémorragies et affecter le système immunitaire, ce qui augmente le risque d’infection. L’exposition à long terme à des niveaux élevés de benzène dans l’air peut causer la leucémie, en particulier la leucémie aiguë myéloblastique, souvent dénommée LAM. Il s’agit d’un cancer des organes de production du sang.

Les Dioxines
Une exposition brève de l’homme à de fortes concentrations en dioxines peut entraîner des lésions dermiques, comme la chloracné (ou acné chlorique), la formation de tâches sombres sur la peau et une altération de la fonction hépatique. L’exposition de longue durée s’associe à une dégradation du système immunitaire, du développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions génésiques.
Lorsque le niveau d’exposition aux dioxines est très élevé, le risque de tous les cancers considérés ensemble semble augmenter. Parmi les effets non-cancéreux observés, on retrouve les maladies cardio-vasculaires, le diabète, de même que des changements dans la composition du sang. Les enfants en bas âge, dont la mère a été fortement exposée aux dioxines accidentellement, ont par ailleurs montré de graves troubles du développement et du système nerveux.

Les Furanes
Les effets des furanes sur la santé sont peu connus. Toutefois, les furanes provoquent des irritations de la peau et des yeux, des vomissements et diarrhées, de l’anémie, des infections pulmonaires plus fréquentes, des engourdissements, en composés émis par les sources proches.
L’absence d’études et données valides font que l’aspect cancérigène des furanes n’est pas encore admis.

Les Polychlorobiphényles (PCB)
Les effets les plus fréquemment observés qui affectent la santé de la population exposée à des niveaux élevés de PCB sont des troubles cutanés, tels que l’acné et des éruptions. Des études effectuées chez des ouvriers exposés ont montré des changements dans le sang et l’urine pouvant indiquer des lésions du foie. Elles indiquent que les PCB étaient associés à certains types de cancers chez les humains, tels que le cancer du foie et des voies biliaires. Les PCB ont été classés cancérigènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

Les Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs)
La toxicité des HAP peut être aiguë, faible ou modérée selon le composé considéré. Au vu des concentrations auxquelles sont exposées les populations, les risques toxiques associés aux HAP sont généralement liés à une exposition chronique. Les risques les plus importants liés aux HAP sont leurs effets mutagène et cancérigène. En effet, certains d’entre eux ont été classés comme cancérogènes probables ou possibles chez l’humain par le CIRC, l’US EPA, et l’Union européenne. Plusieurs mélanges de HAP en atmosphère de travail ont été également classés comme cancérogènes pour l’homme. Parmi les HAP, la toxicité du benzo(a)pyrène est la mieux documentée et la plus mesurée. Celui-ci a été classé comme cancérogène probable pour l’homme par le CIRC, sa capacité à induire un cancer du poumon étant reconnue. A ce jour, 8 composés de la famille des HAP sont classés cancérogènes de catégorie 2 par l’Union européenne. Ces HAP sont majoritairement retrouvés sous forme particulaire.

Les Métaux lourds
On désigne par « métaux lourds » les métaux ayant une masse atomique élevée. Ils comprennent non seulement les métaux présents à l’état de trace (cadmium, cuivre, plomb, etc.), mais aussi des éléments non-métalliques, comme l’arsenic, l’antimoine… La plupart d’entre eux, les oligo-éléments, sont nécessaires à la vie en faible dose. Ils peuvent cependant se révéler très nocifs en quantité trop importante. C’est le cas de l’aluminium, du fer, du cuivre, du zinc, du nickel, du cobalt, du vanadium, du sélénium, du molybdène, du manganèse, du chrome, de l’arsenic et du titane. D’autres n’ont pas de fonction métabolique connue et sont préjudiciables dans tous les cas, comme le plomb, le cadmium et l’antimoine. Les métaux lourds s’accumulent dans les organismes vivants et ont des effets à court terme et long terme. Ils auront, selon leur nature et leur concentration, des effets spécifiques sur la santé. Le cadmium, le chrome et le plomb sont cancérigènes. Le plomb, l’arsenic, le cadmium et le nickel sont concernés par la réglementation en raison de leur toxicité. Ils se retrouvent principalement sous forme particulaire dans l’atmosphère.