air eau sante sol

Sources des Particules à Fos-sur-Mer : Caractérisation des Profils d'Émissions

Objectifs

carte Les particules constituent une problématique majeure pour la qualité de l'air à Fos-sur-Mer, et donc sur la santé de ses habitants. Or une diminution des quantités de particules dans l'atmosphère nécessite de connaître les sources et les processus qui conduisent à ces niveaux de concentration.
L’objectif est d’établir les signatures chimiques des principales sources de polluants touchant les communes de Fos et de Port-Saint-Louis du Rhône. D'importants travaux scientifiques sont menés depuis plusieurs années afin d'obtenir ce type de signature pour les sources liées aux transports routiers et à la combustion de biomasse, ce qui a permis de mesurer leur contribution aux niveaux de particules observés. En revanche peu d'études ont été conduites sur les sources industrielles, et leur contribution reste difficile à évaluer.
Les travaux menés ici doivent établir les signatures chimiques des sources industrielles de la ZIP de Fos. Leurs contributions aux particules pourront alors être déterminées dans des prélèvements réalisés à l'avenir en zone d'habitation. Cette connaissance permettra de désigner les principales sources impactant la qualité de l'air et de mieux cibler les éventuelles réponses qui pourraient être apportées pour diminuer les niveaux de concentration en particules autour des zones industrialo-portuaires (ZIP).

Mise en oeuvre

carte Afin d'obtenir des profils qui tiennent compte de l'évolution des particules lors des premiers instants de leurs émissions et se rapprocher de ce qui peut être mesurer à quelques km des industries, les prélèvements doivent être réalisés à plusieurs centaines de mètres des sites industriels étudiés. Une connaissance de la provenance du vent est également indispensable car elle permettra de définir l'origine des particules collectées et donc d'identifier la source.
L’Institut Écocitoyen s'est donc doté d'une station mobile (remorque adaptée aux mesures atmosphériques) d'un préleveur à haut débit sur filtres et asservi aux conditions de vent par une girouette-anémomètre de précision. Les filtres collectés simultanément en amont et en aval des sources industrielles seront conservés à -20 °C et seront ensuite envoyés pour analyse au Laboratoire Chimie et Environnement (LCE) de l'Université de Provence. L'interprétation des résultats sera réalisée en partenariat avec le LCE qui dispose du matériel d'analyse et de l'expérience nécessaire à ce type d'étude, et a récemment mené plusieurs travaux afin d'établir ce type de profil pour les sources liées aux transports routiers et à la combustion de biomasse.